vendredi, 21 juin 2024
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Tebboune : « Ma rencontre avec Macron sera un rendez-vous avec l’histoire »

Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a qualifié, samedi soir, sa prochaine rencontre avec le président français Emmanuel Macron de « rendez-vous avec l’histoire ».

« Ma visite en France est toujours d’actualité et ma rencontre avec le président Macron sera un rendez-vous avec l’histoire, lors duquel nous penserons les choses de façon rationnelle et non émotionnelle », a déclaré Abdelmadjid Tebboune, lors d’une entrevue avec des journalistes diffusée samedi soir 30 mars par les chaînes de télévision publiques.

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune et son homologue français Emmanuel Macron avaient «convenu, de la visite officielle du président de la République en France, qui aura lieu à la fin septembre, début octobre, la date officielle de la visite devant être fixée ultérieurement », avait indiqué le 11 mars un communiqué de la Présidence algérienne.

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Le président Tebboune a estimé que l’Algérie et la France sont, aujourd’hui, en phase de «refondation des relations » bilatérales.

« Un groupe travaille sur le dossier de la mémoire à laquelle nous ne renoncerons pas, tout comme nous ne céderons aucun iota sur le devoir envers nos valeureux martyrs, que ce soit pour les martyrs de la résistance nationale ou ceux de la Glorieuse révolution de libération », a déclaré.

« Un pas positif »

Le président Tebboune a également évoqué le vote de l’Assemblée nationale française qui a approuvé jeudi 28 mars une proposition de résolution qui «condamne la répression sanglante et meurtrière des Algériens commise sous l’autorité du préfet de police Maurice Papon», au cours de la manifestation pacifique du 17 octobre 1961.

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Le président algérien a salué « l’action positive de l’Assemblée nationale française, en reconnaissant et en condamnant le crime commis par Maurice Papon » contre des membres de la communauté algérienne en France le 17 octobre 1961.

Le geste de l’Assemblée française est un « pas positif », a estimé le chef de l’Etat algérien.

La proposition portée par la députée des Hauts-de-Seine Sabrina Sebaihi, co-signée par le président du groupe Renaissance Sylvain Maillard, réclamait la « reconnaissance et la condamnation du massacre des manifestants algériens (…) commis sous l’autorité du préfet de police de l’époque, Maurice Papon » qui avait piloté l’opération de répression meurtrière, souligne-t-elle dans l’exposé des motifs.

Pour rappel, soixante-sept députés ont voté pour et 11 contre, issus des rangs du Rassemblement national (extrême-droite).

Saïd Aklid

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