dimanche, 23 juin 2024
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Manifestations pro-Gaza aux Etats-Unis : Amnesty International condamne une répression « raciste »

Amnesty International a condamné les Etats-Unis pour leur traitement qualifié de « raciste et oppressif » des manifestations dans les universités américaines pour dénoncer ce qui se passe à Gaza.

Dans un communiqué publié mercredi soir 24 avril, Amnesty International a déclaré que les manifestations dans les campus de certaines universités aux Etats-Unis dénonçant la guerre israélienne dans la bande de Gaza « ont été contrecarrées par des pratiques racistes et oppressives de la part des administrations universitaires ».

Pour AI, ces pratiques s’opposent à la nécessité pour les universités de « faciliter et protéger le droit de protestation de leurs étudiants ».

« Les administrations universitaires ont déployé de grands efforts pour réprimer les manifestations, en impliquant même les autorités locales et en exigeant des arrestations, tout en punissant les étudiants qui participent à des manifestations pacifiques », note AI.

Le communiqué de l’organisation de défense des droits humains (basée à Londres) condamne la position des administrations de certaines universités de premier plan aux États-Unis, notamment de Colombie et du Texas, et leur recours à la police pour disperser les manifestants soutenant les Palestiniens et l’arrestation d’un certain nombre d’étudiants qui participaient à ces rassemblements.

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En conséquence, Amnesty International a exhorté les administrations universitaires aux États-Unis à « protéger et faciliter le droit de tous les étudiants à manifester pacifiquement et en toute sécurité, ainsi qu’à organiser des contre-manifestations sur leurs campus ».

Elle a souligné dans sa déclaration que les établissements d’enseignement supérieur « sont une entité essentielle pour aider les étudiants à comprendre et à revendiquer leurs droits humains ».

Le communiqué cite Paul O’Brien, directeur exécutif d’Amnesty International aux États-Unis, qui a déclaré : « Toute mesure prise pour faire taire, harceler, menacer ou intimider ceux qui se rassemblent pacifiquement pour protester et s’exprimer est une violation de leurs droits. »

Il a souligné qu’être étudiant « ne signifie pas renoncer au droit de manifester devant les portes de l’université », commentant la politique de certaines universités visant à empêcher les manifestations et l’expression d’opinions politiques sur le campus.

Il a ajouté que les protestations, notamment sur la question de Gaza, sont devenues « une question d’une extrême importance, alors que le gouvernement américain continue de fournir des armes à l’armée israélienne », accusant Washington d’être « de plus en plus complice des atrocités commises contre les Palestiniens chaque jour ».

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Mercredi, les manifestations étudiantes dénonçant la guerre israélienne contre Gaza se sont étendues à de nouvelles universités aux États-Unis, notamment à l’université Brown de Rhode Island (est) et de Californie du Sud (ouest), après leur coup d’envoi à l’université Columbia de New York, samedi dernier.

Les tensions se sont accrues et les protestations se sont multipliées dans un certain nombre d’universités américaines après que la police a arrêté des étudiants de l’Université de Columbia ainsi que d’autres à l’Université du Texas pour avoir participé à des manifestations dénonçant le meurtre de civils palestiniens par Israël à Gaza.

Le 18 avril, des étudiants propalestiniens de l’Université de Columbia aux États-Unis ont entamé un sit-in dans le jardin du campus pour protester contre les investissements financiers continus de l’université dans des entreprises qui soutiennent l’occupation de la Palestine et le « génocide » à Gaza, où 108 étudiants étaient arrêtés lors de ces rassemblements.

Plus tard, les manifestations étudiantes propalestiniennes se sont étendues à d’autres grandes universités des États-Unis, comme celles de New York, Yale, le Massachusetts Institute of Technology et l’Université de Caroline du Nord.

D’ailleurs, dans son rapport sur la situation des droits de l’homme dans le monde publié mardi 23 avril, Amnesty International montre comment les « États-Unis ont utilisé de façon éhontée leur droit de veto pour paralyser pendant des mois le Conseil de sécurité des Nations unies alors qu’une résolution en faveur d’un cessez-le-feu était indispensable, tout en continuant d’armer Israël avec des munitions qui ont été utilisées pour commettre de probables crimes de guerre« .

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