lundi, 24 juin 2024
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Mali : le gouvernement dissout encore une autre coordination

Le gouvernement malien a annoncé, mercredi 17 avril, la dissolution de la «Coordination des Organisations de l’Appel du 20 février 2023 pour sauver le Mali».

La dissolution de la «Coordination des Organisations de l’Appel du 20 février 2023 pour sauver le Mali» a été décidé par le gouvernement suite à « des agissements ostentatoires de nature à troubler l’ordre public, à porter atteinte à la souveraineté de l’Etat et à l’unité nationale », a annoncé le ministre d’Etat, le colonel Abdoulaye Maiga.

Le communiqué du Conseil des ministres rappelle « l’interdiction faite aux partis politiques de former des regroupements sous la forme d’association et aux associations d’adopter des agissements contraires aux principes de souveraineté nationale, de la démocratie, de l’intégrité du territoire national, de l’unité nationale et de la laïcité de l’Etat ».

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« Au regard de ce qui précède, l’association Coordination des Organisations de l’Appel du 20 février 2023 pour sauver le Mali est dissoute », a indiqué la même source.

L’Appel du 20 février 2023 a été créé par des partis, regroupements politiques et associations de la société civile pour protester contre la tenue du référendum constitutionnel et dénoncer les actions du gouvernement de transition.

« Atteintes graves aux libertés démocratiques »

Il s’agit là d’un nouveau coup dur pour la société civile malienne qui voit ses espaces d’expression se réduire comme une peau de chagrin.

Dans une déclaration publiée le 11 avril, les partis et associations politiques ont estimé que la décision des autorités de transition viole les constitutions de 1992 et de 2023 ainsi que des lois encore en vigueur au Mali, notamment la Charte des partis politiques et la loi modifiée relative aux associations.

«Ces atteintes graves aux libertés démocratiques sont sans précèdent dans l’histoire du Mali depuis la chute de la dictature militaire du Général Moussa Traoré» le 26 mars 1991 suite à une insurrection populaire, ont-ils dénoncé.

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Une cascades de dissolutions

Le 6 mars dernier, le gouvernement a dissout la Coordination des Mouvements Associations et Sympathisants de l’Imam Mahmoud Dicko accusée de mener «des activités contraires à ses objectifs et à son statut».

Un peu plus d’une semaine plus tard, le 13 mars, le Conseil des ministres a annoncé la dissolution de l’Association des Élèves et Étudiants du Mali (AEEM) à la demande du ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation.

Le 10 avril courant, les autorités de la transition du Mali ont décidé de suspendre «jusqu’à nouvel ordre» les activités des partis politiques et des associations à caractère politique sur toute l’étendue du territoire, évoquant des «raisons politiques et sécuritaires».

Auparavant, d’autres organisations ont été dissoutes à l’instar de l’Association Kaoural renouveau international et de l’Observatoire pour les élections et la bonne gouvernance au Mali.

Synthèse S. B. B.

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