Université de Batna 2 : une médaille d’or à Genève qui honore la recherche algérienne

L’Université de Batna 2 décroche la médaille d’or à Genève, une consécration qui met en lumière l’excellence et l’ambition de la recherche algérienne.

L’Algérie s’est illustrée sur la scène scientifique internationale : l’Université de Batna 2 a remporté la médaille d’or lors de la 51ᵉ Exposition internationale des inventions de Genève, organisée du 11 au 15 mars 2026. Une distinction prestigieuse qui confirme, une fois encore, la capacité de nos universités à innover et à rivaliser avec les meilleures institutions mondiales.

Le projet primé, intitulé « Chambre froide solaire à inertie thermique » (CFSIT), propose une solution de réfrigération fonctionnant exclusivement à l’énergie solaire. Supervisée par les professeurs Ismail Hassan et Abdelhadi Bachir, cette innovation répond à un défi concret : permettre la conservation des denrées dans les régions où l’accès à l’électricité est limité ou instable.

Grâce à son système d’inertie thermique, la chambre froide stocke le froid et le restitue même en l’absence de soleil, sans batteries polluantes ni gaz réfrigérants nocifs. Une approche à la fois écologique, économique et parfaitement adaptée aux réalités du terrain algérien.

Le jury de Genève a salué la pertinence environnementale du projet et son potentiel d’impact dans les zones rurales et sahariennes. La médaille d’or, décernée dans la catégorie Énergies renouvelables, vient consacrer un travail scientifique sérieux, ancré dans les besoins du pays et tourné vers l’avenir.

Une fierté pour l’enseignement supérieur algérien

Au‑delà de la récompense, ce succès illustre le niveau croissant de la recherche universitaire en Algérie. Il démontre que nos établissements ne se contentent pas de suivre les tendances mondiales : ils créent, innovent et proposent des solutions originales aux défis contemporains.

Cette distinction reflète « le niveau avancé de la recherche scientifique dans les universités algériennes » et la capacité de nos chercheurs à porter haut les couleurs du pays dans les grands rendez‑vous internationaux.

Il faut noter que cette innovation ouvre des perspectives considérables. La CFSIT pourrait trouver des applications dans plusieurs domaines, notamment pour la conservation agricole, la chaîne du froid alimentaire, dans les zones isolées du Sud, pour les projets humanitaires hors réseau et les micro‑entreprises rurales.

Une invention utile, durable et exportable, le type de réussite qui montre que l’Algérie a tout pour devenir un acteur majeur de l’innovation dans les pays du Sud.

Samira B. B.