Tuberculose : les spécialistes appellent à la vigilance

À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose, des spécialistes appellent à la vigilance face à une maladie qui continue d’être diagnostiquée trop tard. Ils rappellent l’importance de reconnaître les symptômes persistants et de renforcer le dépistage pour limiter la transmission.

Intervenant sur les ondes de la Chaîne III de la Radio Algérienne, deux spécialistes ont rappelé que la tuberculose demeure l’une des maladies infectieuses les plus meurtrières au monde.

En effet, malgré l’existence de traitements efficaces et de moyens de prévention accessibles, elle continue de provoquer des milliers de décès chaque année.

Selon ces deux spécialistes, le principal obstacle reste le retard au dépistage, souvent lié à une méconnaissance des symptômes et à une banalisation des premiers signes.

Les symptômes à ne jamais négliger

Les intervenants ont insisté sur plusieurs signes cliniques qui doivent alerter : toux chronique, fréquemment minimisée, fatigue persistante, perte de poids, altération de l’état général.

Ces symptômes, lorsqu’ils s’installent dans la durée, doivent conduire à consulter rapidement. Leur banalisation contribue à retarder la prise en charge et à favoriser la propagation de la maladie.

La tuberculose se transmet par voie aérienne, ce qui renforce la nécessité d’un diagnostic précoce. Une prise en charge rapide permet non seulement de traiter efficacement les patients, mais aussi de limiter les chaînes de contamination. Les spécialistes rappellent que la vigilance individuelle et collective reste essentielle pour contenir la maladie.

Une mobilisation internationale et nationale

Placée cette année sous le slogan « Oui ! Nous pouvons mettre fin à la tuberculose ! », la Journée mondiale met l’accent sur l’intensification des actions de prévention, l’amélioration de l’accès aux soins et le renforcement du dépistage, notamment grâce aux nouvelles technologies. La mobilisation des autorités sanitaires, avec l’appui de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), est également indispensable pour venir à bout de cette maladie.

L’objectif est clair : inverser durablement la tendance et réduire l’impact de cette maladie qui reste loin d’être éradiquée.

La tuberculose n’appartient pas au passé. Les spécialistes rappellent que seule une vigilance accrue — citoyens, professionnels de santé, institutions — permettra de réduire sa circulation. La clé demeure la même : reconnaître les symptômes tôt, consulter sans attendre et renforcer le dépistage.

Samira B. B.