dimanche, 23 juin 2024
DiasporadzEcologieAlerte écologique : 15 mois de prison ferme requis contre le professeur Kamel Aïssat

Alerte écologique : 15 mois de prison ferme requis contre le professeur Kamel Aïssat

Le procureur de la République près la cour de Béjaïa a requis, dimanche 21 avril, 15 mois de prison ferme et 100 000 DA d’amende à l’encontre du professeur Kamel Aïssat, donneur d’alerte écologique.

«Le procureur de la République a requis 15 mois de prison ferme et 100 000 DA d’amende» à l’encontre du professeur Kamel Aïssat, le donneur d’alerte écologique, indique la page Facebook Résistances et le «verdict sera prononcé le 05 mai 2024».

Ce procès fait suite à l’appel introduit par le parquet contre le jugement de première instance qui avait prononcé la relaxe.

Le Professeur Kamel Aïssat est poursuivi pour les chefs d’inculpation d’«atteinte à l’intérêt national» et d’ «atteinte à l’unité du territoire», dans l’affaire de la mine de zinc et de plomb de Tala Hamza, dans la région d’Amizour (Béjaïa).

À LIRE AUSSI
Les pesticides : « moyen de production » pour les agriculteurs, « poison » pour l’écosystème

Pour rappel, Kamel Aissat, professeur de microbiologie à l’université, est sous contrôle judiciaire depuis ce lundi 17 juillet 2023. Son délit est d’avoir exprimé des réserves scientifiques sur le projet d’extraction du plomb et du zinc à Tala Hamza, dans la région de Béjaïa.

Il a mis en exergue l’impact négatif de ce projet sur la santé publique et sur l’environnement. Il a relevé à maintes reprises le non-respect des lois de la République et les dangers que représentent ces « politiques extactivistes ».

À LIRE AUSSI
Printemps noir, « l’insurrection sans armes de la Kabylie »

Les poursuites avaient été engagées contre le professeur Kamel Aïssat suite à l’expertise scientifique qu’il a apportée au profit des associations et des populations de la localité d’Amizour.

Le professeur Kamel Aïssat avait attiré l’attention sur les dangers potentiels d’une éventuelle exploitation du gisement de plomb et de zinc sur la santé humaine et environnementale. Il a également mis à l’index le « travail bâclé » de ce qui a été présenté comme une «étude d’impact».

Enfin, il a rappelé le statut protégé de la vallée de La Soummam (existence d’une nappe d’importance internationale) comme zone humide par la convention internationale RAMSAR, ratifiée par l’Algérie.

En effet, l’arrêté du wali n°13/1000 du 06/05/2013 confère à la vallée de la Soummam le statut de zone humide d’importance internationale protégée par la convention RAMSAR que l’Algérie a ratifiée (décret 82/439 du 11 septembre 1982). La loi minière dans son article 3 «interdit toute activité minière sur les sites protégés par des conventions internationales et/ou par des textes de loi ».

S. B. B.

À LIRE AUSSI

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

LES + LUS

Derniers Commentaires