Un soldat français de la Finul tué « dans une embuscade » au Liban

Un soldat français engagé au sein de la FINUL a été tué samedi 18 avril dans « une embuscade » au sud-Liban. Trois autres soldats ont été blessés. Paris met en cause le Hezbollah et exige des autorités libanaises l’arrestation des responsables.

Un soldat français de la Finul, le sergent-chef Florian Montorio, a été tué et trois autres soldats français ont été blessés « dans une embuscade » samedi 18 avril au sud-Liban, ont indiqué les autorités françaises qui précisent que « tout laisse à penser que la responsabilité de cette attaque incombe au Hezbollah ».

« Le Sergent-chef Florian Montorio du 17e régiment du génie parachutiste de Montauban est tombé ce matin au sud-Liban lors d’une attaque contre la Finul. Trois de ses frères d’armes sont blessés et ont été évacués », a écrit le chef de l’Etat français sur X.

La ministre des Armées Catherine Vautrin a livré un récit plus détaillé des circonstances de l’attaque, indiquant qu’il s’agit d’ « une embuscade par un groupe armé ».

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« Ce matin, alors qu’il était en mission d’ouverture d’itinéraire vers un poste de la Finul isolé depuis plusieurs jours par les combats dans la zone, il a été pris dans une embuscade par un groupe armé à très courte distance. Touché immédiatement par un tir direct à l’arme légère, il est relevé sous le feu par ses camarades, qui ne parviennent pas à le réanimer », a précisé la ministre des Armées sur X.

Le président Macron, qui a adressé « son soutien aux familles » des soldats et à tous les militaires engagés pour la paix au Liban, a indiqué que « tout laisse à penser que la responsabilité de cette attaque incombe au Hezbollah ».

« La France exige des autorités libanaises qu’elles arrêtent immédiatement les coupables et prennent leurs responsabilités aux côtés de la Finul », a déclaré le chef de l’Etat français sur X.

Le président libanais Joseph Aoun a condamné samedi l’attaque contre les Casques bleus français et a promis de poursuivre les responsables.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a, de son côté, condamné « les propos agressifs et l’attaque visant aujourd’hui des membres du contingent français de la FINUL ». Dans un message publié sur X, il affirme avoir donné « des instructions strictes pour mener une enquête immédiate afin de faire la lumière sur les circonstances de cette attaque et de tenir les auteurs pour responsables », ajoutant que cet incident « porte un grave préjudice au Liban et à ses relations avec les pays amis ».

Ce décès survient près d’un mois après la mort d’un autre militaire français au Moyen-Orient, l’adjudant-chef Arnaud Frion, 42 ans, tué dans la région d’Erbil au Kurdistan irakien, dans une frappe de drone « perpétrée par une milice pro-iranienne », selon les propos d’Emmanuel Macron lors d’un hommage national.

Hommage sergent-chef Florian Montorio tué au Liban

La ministre des Armées, Catherine Vautrin, a rendu un hommage appuyé au sous‑officier sur X, rappelant son engagement de longue date au service de la France. Elle souligne que « le sergent-chef Florian Montorio du 17e régiment du génie parachutiste est mort pour la France dans la région de Deir-Kifa au Liban », après dix-huit années consacrées à « servir son pays, à défendre la paix, à lutter contre le terrorisme, à protéger ses compatriotes ».

Elle décrit un militaire aguerri, plusieurs fois projeté en opération, dont le parcours force l’admiration : « Sous-officier expérimenté, déjà déployé plusieurs fois en opération, le sergent-chef Florian Montorio inspire le respect et l’admiration par son parcours, sa personnalité, son courage. »

Catherine Vautrin rappelle que la Nation tout entière s’incline devant son sacrifice : « Aujourd’hui, la Nation s’incline devant la mémoire d’un de ses fils qui a donné sa vie pour elle. Mes pensées vont à sa compagne, à ses enfants, à ses proches et à ses frères d’armes. La France n’oubliera pas. »

Saïd A./Agences