L’USM Alger a une nouvelle fois écrit son nom en lettres majuscules sur la scène continentale : au terme d’une finale suffocante disputée au stade international du Caire, les Rouge et Noir ont remporté la Coupe de la CAF face au Zamalek SC après une interminable séance de tirs au but (8-7), offrant au club algérois le deuxième trophée africain de son histoire dans cette compétition.
Portés par leur courte avance acquise lors de la première manche à Alger, les Usmistes savaient pourtant que la mission s’annonçait périlleuse dans une enceinte entièrement acquise à la cause égyptienne. Dès les premières minutes, le Zamalek impose un rythme intense et obtient un penalty rapidement transformé par Oday Dabbagh, relançant totalement cette double confrontation.
Loin de sombrer, les Algérois font preuve d’une grande maturité. Peu à peu, l’USMA retrouve de la maîtrise dans la circulation du ballon et commence à inquiéter sérieusement la défense adverse. Les offensives se multiplient, notamment grâce aux accélérations de Khaldi et aux projections rapides des milieux usmistes.
Face à la pression algéroise, le Zamalek recule progressivement et mise davantage sur des transitions rapides. L’USMA, elle, continue d’insister et manque à plusieurs reprises le but qui aurait pu libérer tout un peuple. Une frappe de Merili sur phase arrêtée passe tout près du cadre, tandis que Khaldi voit plusieurs de ses tentatives échouer de peu.
Une domination usmiste sans récompense
En seconde période, les Rouge et Noir prennent clairement l’ascendant dans le jeu. Plus agressifs dans le pressing, plus justes techniquement et mieux organisés tactiquement, les hommes de Soustara affichent un visage conquérant malgré l’enjeu colossal de cette finale.
Mais le Zamalek résiste et la tension monte au fil des minutes dans un stade bouillant. Malgré plusieurs situations dangereuses de part et d’autre, aucune équipe ne parvient finalement à faire la différence avant la fin du temps réglementaire.
Il faudra alors attendre l’épreuve des tirs au but pour connaître le dénouement de cette finale. Dans cet exercice cruel, les Usmistes affichent un mental impressionnant et finissent par faire tomber le club cairote au terme d’un suspense irrespirable.
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Au coup de sifflet final, c’est toute une ville qui explose de joie. Des quartiers populaires de Bab El Oued jusqu’aux grandes artères de la capitale, les supporters rouge et noir ont envahi les rues dans une ambiance exceptionnelle. Klaxons, fumigènes, chants et drapeaux ont accompagné cette nuit historique qui restera longtemps gravée dans la mémoire des Usmistes.
Ce nouveau sacre continental possède une saveur particulière pour un club qui traverse pourtant une saison délicate sur le plan national. En difficulté en championnat, où l’équipe flirte avec les dernières places malgré plusieurs matchs en retard, l’USM Alger a trouvé dans cette campagne africaine une véritable source de renaissance. Déjà sacrés en Coupe d’Algérie, les Rouge et Noir réalisent ainsi un doublé remarquable, venant sauver leur saison de la plus belle des manières.
En décrochant une deuxième Coupe de la CAF et une troisième couronne continentale, l’USM Alger marche un peu plus dans les traces d’un autre monument du football africain, la JS Kabylie, longtemps considérée comme l’étendard continental du football algérien. Ce nouveau sacre confirme surtout la capacité des Rouge et Noir à se transcender dans les grands rendez-vous africains et consolide davantage leur place parmi les références majeures du football continental moderne.
Hamid Banoune

