vendredi, 21 juin 2024
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L’UE limitera les émissions de méthane sur les importations de gaz : quel impact sur l’Algérie ?

  • Fournisseur important du marché de l’UE, l’Algérie risque d’être impactée par les nouvelles mesures limitant les émissions de méthane d’ici 2030.
  • Arkab a précisé, que l’Algérie «s’emploie à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 7 à 22% d’ici 2030».

L’Union européenne (UE) a adopté ce lundi 27 mai une loi limitant les émissions de méthane dans les importations de pétrole et de gaz à partir de 2030, une mesure qui risque d’avoir un impact sur des fournisseurs comme l’Algérie.

À partir de 2030, l’UE définira des « valeurs maximales d’intensité de méthane » aux quantités de pétrole et de gaz mises sur le marché européen et imposera des sanctions financières aux importateurs qui ne respectent pas cette limite, des mesures qui impacteront les fournisseurs comme l’Algérie.

La Commission européenne définira les limites exactes de méthane d’ici cette date 2030.

À partir de 2027, l’UE exigera également que les nouveaux contrats d’importation de pétrole, de gaz et de charbon ne puissent être signés qu’avec des producteurs étrangers qui suivent des règles de déclaration des émissions de méthane équivalentes à celles de l’UE.

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Ces règles prévoient que les producteurs européens doivent vérifier régulièrement leurs opérations pour détecter les fuites de méthane, selon des délais allant de tous les quatre mois pour les terminaux GNL à tous les trois ans pour les infrastructures énergétiques situées sous les fonds marins.

La politique de l’UE interdit également la plupart des cas de torchage et d’évacuation, lorsque les sociétés pétrolières et gazières brûlent ou rejettent intentionnellement du méthane indésirable dans l’atmosphère.

Les nouvelles règles de l’UE limitant l’émission de méthane sur les importations de pétrole et de gaz risquent de toucher les principaux fournisseurs de gaz tels que les États-Unis, l’Algérie et la Russie.

Mohamed Arkab rassure

Le ministre de l’Energie et des Mines, Mohamed Arkab, a affirmé, jeudi dernier, 23 mai, que l’Algérie honorait ses engagements internationaux en matière de réduction des émissions de polluants dans le secteur des hydrocarbures à travers plusieurs projets d’investissement visant à réduire le volume de gaz torchés dans les installations énergétiques

Arkab a précisé, jeudi dernier, 23 mai, que l’Algérie, «à l’instar des autres pays exportateurs, s’emploie à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 7 à 22% d’ici 2030 et à ramener le volume total de gaz torchés à moins 1%».

Cela passe par «les mesures et dispositions que l’Algérie s’attelle à mettre en œuvre pour surveiller et contrôler les émissions, en collaboration avec nos partenaires nationaux et internationaux», a-t-il expliqué.

Il a rappelé également que le groupe Sonatrach comptait mettre en œuvre un programme ambitieux de séquestration naturelle du carbone, avec le concours de la Direction générale des forêts (DGF), à travers la plantation de 420 millions d’arbres sur une superficie de 520 000 hectares dans le sud du pays.

De son côté, Moscou a réduit ses livraisons à l’Europe depuis son invasion de l’Ukraine en 2022 et a depuis été remplacé en tant que plus grand fournisseur de gazoduc d’Europe par la Norvège, dont l’approvisionnement a l’une des plus faibles intensités de méthane au monde.

L’administration Biden – qui, aux côtés de l’UE, a rassemblé les pays pour réduire les émissions de méthane de 30 % d’ici 2030 afin de limiter le changement climatique – a salué la loi européenne sur le méthane.

Les États-Unis ont établi l’année dernière leurs propres règles obligeant les sociétés pétrolières à limiter leurs émissions de méthane.

Pour rappel, le méthane est le principal composant du gaz naturel que les pays brûlent dans les centrales électriques et pour chauffer les habitations. C’est également la deuxième cause du changement climatique après le dioxyde de carbone, et alimente le réchauffement climatique lorsqu’il s’échappe dans l’atmosphère à cause des fuites des oléoducs et des gazoducs et des infrastructures.

Saïd A./Agences

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