Le Conseil universitaire du RCD dénonce l’arbitraire qui frappe Samir Larabi

À Béjaïa, le Conseil universitaire du RCD dénonce l’arbitraire qui frappe Samir Larabi, dont la soutenance a été bloquée. Un signal inquiétant pour les libertés académiques.

Le Conseil universitaire du RCD – Béjaïa a publié, le 28 janvier 2026, un communiqué alarmant sur l’état de l’université publique et sur la dégradation continue des conditions d’étude. Mais au‑delà du constat général, une affaire concentre toutes les inquiétudes : celle de Samir Larabi, doctorant dont la soutenance a été arbitrairement bloquée par l’administration de l’université de Béjaïa.

Une affaire que DiasporaDZ avait déjà documentée, tant elle symbolise la dérive autoritaire qui frappe aujourd’hui le monde universitaire.

RCD : le blocage de la soutenance de Samir Larabi est arbitraire

Dans son communiqué, le Conseil Universitaire du RCD exprime « sa solidarité pleine et entière avec Samir Larabi, doctorant, dont la soutenance a été arbitrairement bloquée par l’administration de l’université de Béjaïa ». Pour le RCD, « cet acte injustifié constitue une atteinte grave à la liberté académique et au droit légitime à l’aboutissement d’un parcours scientifique ».

Le texte dénonce une décision « injustifiée », révélatrice d’un climat où l’arbitraire s’impose comme mode de gestion. Le RCD exige la levée immédiate de tous les obstacles empêchant la tenue de la soutenance.

Cette affaire, loin d’être isolée, illustre selon le RCD une tendance lourde : la mise au pas de l’université, la suspicion envers les étudiants engagés et le mépris affiché envers le travail intellectuel.

Un contexte universitaire marqué par la répression et la précarité

Le communiqué dresse un tableau sombre de la situation à Béjaïa : manque de moyens, laboratoires non fonctionnels, matériel pédagogique insuffisant, défaillances en hygiène et sécurité, retards chroniques des bourses, dégradation des services d’hébergement et de restauration, répression dans les résidences et les campus, entraves aux associations et clubs scientifiques..

À cela s’ajoute une restriction arbitraire de la liberté de circulation, des poursuites judiciaires contre des étudiants, et un chaos organisationnel qui perturbe gravement le déroulement pédagogique.

Dans ce paysage, l’affaire Samir Larabi apparaît comme un symptôme : celui d’une université où l’autorité administrative prime sur le droit, et où la sanction remplace le débat.

Un appel à la mobilisation et à la défense des libertés universitaires

Face à cette situation, le Conseil universitaire du RCD affirme que la normalisation de la répression ne sera pas acceptée. Il réaffirme son attachement à l’autonomie de l’université, la défense des libertés académiques, la dignité étudiante et la construction d’un espace universitaire démocratique.

Le RCD appelle à renforcer le contrôle estudiantin, à bâtir une coordination universitaire forte, et à ouvrir un débat sérieux sur l’avenir des diplômés et l’insertion professionnelle.

L’affaire Samir Larabi : un signal d’alarme

L’affaire Samir Larabi dépasse le cas individuel : elle révèle un système où l’arbitraire administratif peut briser des parcours scientifiques, et où la liberté académique devient conditionnelle.

En rappelant son soutien au doctorant Samir Larabi victime de l’arbitraire, le Conseil universitaire du RCD envoie un message clair : l’université ne peut pas devenir un espace de musellement. Elle doit rester un lieu de savoir, de débat et de dignité.

Synthèse Samira B. B.