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vendredi,30janvier,2026

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SOS Racisme : plainte contre Mila pour une image de saluts nazis

L’association SOS Racisme a déposé plainte contre la militante anti-islam Mila pour « apologie de crime contre l’humanité » après la diffusion sur Instagram en septembre d’une image montrant des saluts nazis sur un tee-shirt, a indiqué à l’AFP son président, confirmant des informations de Streetpress.

« Je vous confirme le dépôt d’une plainte », a indiqué à l’AFP le président de SOS Racisme Dominique Sopo.

Cette plainte, déposée en septembre auprès du Pôle national de lutte contre la haine en ligne (PNLH) et renvoyée au parquet de Lyon, fait suite à la publication d’une photo le 6 septembre par l’influenceuse de 22 ans dans une story sur son compte Instagram très suivi (plus de 59 000 abonnés à l’époque et plus de 79 000 actuellement). 

Cette photo montre le tee-shirt d’un homme portant l’inscription « Adidolf » et « assortie de trois bras levés à 45 degrés, paume vers le sol, évoquant sans ambiguïté les saluts nazis », indique SOS Racisme dans sa plainte, consultée par l’AFP.

Cette image, qui détourne le logo Adidas pour remplacer ses trois bandes par ces saluts, « remplit les conditions nécessaires à la qualification du délit d’apologie de crimes contre l’humanité », poursuit l’association.

Dans une vidéo publiée samedi sur Instagram, l’influenceuse a annoncé qu’elle était « convoquée » par la justice « pour apologie du terrorisme » pour cette publication. Dans sa vidéo, elle invoque le « second degré », estimant qu’il s’agissait « d’humour noir sur un tee-shirt » avec « un simple jeu de mots ».

Un passé judiciaire de raciste

Mila Orriols a été condamnée en décembre 2025 à Lyon à 2 000 euros d’amende avec sursis pour l’envoi d’un tweet raciste en février 2024, une décision dont son avocat avait annoncé faire appel. 

Elle avait écrit sur X : « Une immense partie des familles maghrébines sont consanguines, et beaucoup ont des visages difformes et assez laids, et de très petits fronts. Surtout les migrants chelous qui nous agressent dans la rue tous les jours. »

Ce passif judiciaire contribue à renforcer la vigilance des associations antiracistes, qui voient dans la nouvelle publication un continuum de provocations ciblant des minorités ou banalisant des symboles extrémistes.

Une figure médiatique icône de l’extrême droite

Mila est apparue dans le paysage médiatique en 2020, victime d’un harcèlement continu après ses critiques en ligne sur l’islam, qui l’a notamment contrainte à vivre sous protection policière.

Plusieurs peines de prison avec sursis et allant jusqu’à quatre mois ferme sous bracelet électronique ont été prononcées depuis 2021 contre des cyberharceleurs l’ayant pris pour cible.

Ces dernières années, Mila est devenue l’égérie de l’extrême droite : en 2024, elle a rejoint le collectif identitaire Némésis, se réclamant du féminisme, et participé aux universités d’été de Reconquête!.

Cette évolution politique explique en partie pourquoi SOS Racisme considère que la publication du tee‑shirt « Adidolf » ne peut être interprétée comme un simple trait d’humour, mais comme un geste inscrit dans un environnement idéologique précis.

Saïd A./AFP

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