Le coordinateur de La France insoumise (LFI) Manuel Bompard a lancé, dimanche soir 15 mars, un appel à la constitution d’un « front antifasciste » partout où la droite et l’extrême droite sont en position de l’emporter au second tour des municipales.
Il a « tendu la main » aux autres forces de gauche pour bâtir des listes de rassemblement, estimant que chaque formation ayant participé au premier tour doit être représentée dans ces coalitions.
« Cela nécessite que chaque liste de premier tour soit représentée au second tour dans les listes de rassemblement », a-t-il insisté.
Le bras droit de Jean-Luc Mélenchon a encore aussi mis en garde contre « les appels au désistement des listes de gauche », qui ont notamment été déjà formulés par le Parti socialiste, meilleur moyen selon lui « d’offrir le chemin de la victoire à la droite et l’extrême droite ».
« Progression remarquable » de LFI
Au-delà de cet appel, Manuel Bompard s’est félicité de la « progression remarquable » de sa formation politiqueaux municipales, après les bons scores de LFI au premier tour dans des villes comme Roubaix, Lille ou Limoges.
« La victoire est à portée de main dans de nombreuses communes », a assuré devant la presse le coordinateur du mouvement de gauche radicale.
A Roubaix, le député David Guiraud est en très bonne passe pour offrir à la formation de Jean-Luc Mélenchon sa première ville de près de 100 00 habitants après avoir fini largement en tête au premier tour.
A Lille, le maire sortant Arnaud Deslandes (PS) est donné dans un mouchoir de poche avec sa concurrente LFI Lahouaria Addouche tandis qu’à Limoges le député insoumis Damien Maudet est en tête à gauche.
Saïd A./AFP

