Le 1ᵉʳ mars 2026, Mohamed Akram Hafiz nous a quittés à l’âge de 41 ans. Son père, Chems-Eddine Hafiz, recteur de la Grande Mosquée de Paris, lui rend un hommage bouleversant, rappelant la générosité exceptionnelle de son fils, dont la mémoire continuera de briller dans le cœur de tous.
Le fils de Chems-Eddine Hafiz, recteur de la Grande Mosquée de Paris, Mohamed Akram Hafiz, âgé de 41 ans, nous a quittés à Paris, laissant derrière lui une immense tristesse et le souvenir d’un homme profondément humain, généreux et sincère. Employé à la Mairie du 5ᵉ arrondissement de Paris, Akram était apprécié de tous ceux qui ont eu la chance de le connaître, pour sa bonté, sa présence chaleureuse et la manière discrète avec laquelle il rassemblait et soutenait.
Dans un hommage bouleversant, son père, Chems Eddine Hafiz, recteur de la Grande Mosquée de Paris, a exprimé toute la profondeur de sa douleur et l’immensité de son amour pour son fils. Ses mots résonnaient comme un cri du cœur, une déclaration d’amour filial d’une intensité rare. Il a évoqué avec une émotion palpable la perte tragique de cet homme qui était non seulement son enfant, mais aussi un compagnon de vie, un être précieux dont l’existence illuminait le quotidien.
Ce discours, d’une beauté simple et poignante, était imprégné de la foi profonde qui guidait la vie de Chems Eddine Hafiz, une foi qui, loin de se cantonner aux simples rites religieux, transcendait chaque acte de sa vie. Dans ses paroles, il n’y avait pas seulement un père en deuil, mais aussi un homme qui savait que la perte de son fils n’était pas un adieu définitif, mais un passage vers une autre forme d’existence, une forme d’éternité dans les cœurs de ceux qu’il avait touchés.
Les mots de Chems Eddine Hafiz ont également exprimé une reconnaissance sincère pour l’homme que son fils avait été, un homme rare, d’une générosité et d’une bonté exceptionnelles. Il a fait l’éloge de sa capacité à semer des graines d’amour et de bienveillance partout où il allait. Pour lui, chaque geste d’Akram, chaque sourire, chaque parole, chaque acte de gentillesse, était une manifestation de l’humanité la plus pure, d’une générosité sans condition, une générosité qui n’attendait ni reconnaissance, ni retour. Un homme qui, par sa simplicité et sa sincérité, avait réussi à incarner des valeurs profondes, à la fois universelles et propres à son identité, et ce, sans jamais chercher à se mettre en avant.
Son père a évoqué le prénom « Akram », qui signifie « le généreux » en arabe, en insistant sur le fait qu’il était une parfaite illustration de ce que ce prénom portait en lui. Akram ne portait pas ce nom par hasard ; il en incarnait l’essence dans tout ce qu’il faisait. Il n’était pas seulement généreux dans les grands moments de sa vie, mais aussi dans les plus petites attentions du quotidien. Il donnait sans compter, non seulement à ceux qu’il connaissait bien, mais aussi à ceux qu’il croisait, sans distinction ni attente.
Un modèle de droiture et de sincérité
Pour Chems Eddine Hafiz, la vie de son fils était un modèle de droiture et de sincérité. C’était un exemple à suivre pour ses proches, un phare de lumière qui, même dans les moments les plus sombres, guidait les pas de ceux qui l’entouraient. Akram avait cette capacité rare d’apporter du réconfort, d’être un soutien inébranlable pour ceux qui en avaient besoin, sans jamais faiblir dans son engagement pour les autres. Il n’y avait pas de calcul dans son amour, seulement une tendresse infinie, une attention qui ne cherchait pas à être récompensée.
Son père a conclu ses mots en affirmant que la lumière d’Akram continuerait de briller, même après sa disparition physique. Cette lumière ne s’éteindrait pas ; elle vivrait à travers les souvenirs partagés, à travers les valeurs qu’il avait incarnées et transmises à sa famille, à ses amis, à tous ceux qui avaient croisé sa route. En dépit de la souffrance intense que représentait sa perte, Chems Eddine Hafiz affirmait avec conviction que l’amour de son fils continuerait d’illuminer les cœurs, de réchauffer les âmes, et de guider ceux qui avaient eu la chance de le connaître.
Ainsi, cet hommage n’était pas seulement un hommage à un homme exceptionnel, mais aussi un témoignage de la force de l’amour paternel et de l’impact qu’une vie vécue dans la générosité et l’humanité peut avoir sur le monde. Akram, au-delà de sa disparition, restait vivant dans le cœur de ceux qui l’aimaient et dans l’exemple qu’il avait laissé derrière lui.
« Tu étais la générosité incarnée : généreux de cœur, de présence, de paroles et d’amour. Tu aimais sans détour ni calcul, avec cette sincérité rare qui ne cherche ni retour ni reconnaissance.
Ta famille était ton refuge et ta fierté, ton ancrage et ton honneur.
Partout où tu passais, tu laissais une empreinte de bonté, de pureté, de droiture et d’humanité.
Mon fils, ton départ est une épreuve immense, mais ma foi m’enseigne que la séparation n’est pas une fin, seulement un passage.
Je garde au fond de mon cœur l’espérance certaine des retrouvailles auprès d’Allah.
Repose en paix, mon cher Akram… jusqu’au jour béni où Dieu nous réunira de nouveau. »
Ces mots, chargés de douleur mais aussi de résignation et d’espérance, ont profondément touché tous ceux qui ont eu la chance de les lire ou de les entendre. Ils portaient en eux une intensité émotionnelle rare, mêlant la souffrance de la perte à une acceptation sereine de l’inéluctable, tout en offrant un message de lumière et de consolation. L’expression de cette douleur n’était pas seulement le cri d’un père éploré, mais un témoignage d’un amour pur et sans faille, celui d’un père qui savait que malgré la tristesse accablante, l’amour qu’il avait pour son fils et l’empreinte qu’il avait laissée sur ce monde restaient immuables. À travers ces mots, la souffrance se transformait en un hommage vivant, une célébration de la vie de son fils.
Dans cette déclaration, on ressentait également une profonde résignation, mais celle-ci n’était pas synonyme de soumission ou de passivité. C’était une forme d’acceptation pleine de sagesse, une reconnaissance du fait que la mort fait partie du cycle naturel de la vie, mais que l’amour, lui, transcende tout. L’espérance, quant à elle, n’était pas seulement une conviction que l’âme d’Akram continuerait de vivre d’une manière ou d’une autre, mais aussi un appel à ceux qui l’ont connu à garder en eux ce qu’il représentait : un modèle de générosité, de bienveillance et de tendresse.
Ces mots dépeignent un fils d’une tendresse infinie, toujours attentif aux besoins et au bonheur de sa famille. On sent à travers chaque phrase que l’amour d’Akram pour sa famille était sans bornes, qu’il n’hésitait jamais à se mettre en retrait, à sacrifier ses propres désirs ou besoins pour veiller sur le bien-être des siens. Il n’était pas simplement présent dans les grandes occasions, mais aussi dans les moments quotidiens, à travers de petites attentions discrètes mais profondes. C’était un fils qui savait écouter, qui devinait les silences, qui sentait les inquiétudes avant même qu’elles ne soient exprimées, un fils qui apportait chaleur et sécurité, non par des gestes spectaculaires, mais par sa présence constante et son amour inébranlable.
Akram était aussi un frère protecteur, un frère dans le sens le plus noble du terme. Il n’était pas seulement un membre de la famille, mais un pilier, un soutien permanent. Ses sœurs pouvaient compter sur lui en toute circonstance, et il ne se contentait pas de les aimer ; il les protégeait, les guidait et les épaulait avec une douceur rare, alliant une ferme fidélité à une tendresse infinie. Dans ses gestes et ses paroles, il incarne l’image même de la fraternité, une fraternité qui va au-delà de la simple relation de sang pour devenir une forme d’engagement profond envers l’autre.
Mais au-delà de ces liens familiaux, ces paroles révèlent un homme dont la lumière intérieure rayonnait silencieusement, comme une étoile discrète mais brillante. Akram n’était pas du genre à se mettre en avant, à chercher les feux de la rampe. Sa lumière n’était pas bruyante, mais elle était omniprésente, illuminant les vies de ceux qui l’entouraient par sa bonté, sa générosité et sa sincérité. C’était un homme dont le cœur, pur et sans artifice, émettait une chaleur rassurante, une lumière bienveillante qui semblait envelopper tout ce qu’il touchait. Que ce soit dans une conversation intime, dans un sourire échangé avec un inconnu, ou dans un geste anodin de générosité, Akram réussissait à imprimer un peu de cette lumière en chaque personne qu’il rencontrait.
Même après son départ, cette lumière continue de briller dans le cœur de ses proches et de tous ceux qui se souviennent de son sourire, de sa sincérité et de sa capacité unique à aimer sans condition. Les souvenirs qu’il laisse sont comme des feux sacrés dans les mémoires de ceux qui l’ont aimé, des flammes qui ne s’éteindront jamais, même dans les ténèbres de l’absence. Son amour inconditionnel pour sa famille, ses amis, et pour l’humanité en général, est devenu un modèle, un guide invisible, une lumière qui éclaire encore les chemins de ceux qui l’ont connu et aimé. Ceux qui se souviennent d’Akram n’évoquent pas seulement sa mémoire, mais aussi un héritage spirituel de bonté et de lumière, une invitation à continuer à vivre selon ses principes, à faire preuve de la même générosité, de la même fidélité et du même amour désintéressé.
Ainsi, ces mots ne sont pas seulement une commémoration d’un homme exceptionnel, mais une forme d’immortalité offerte par la mémoire collective, une lumière qui perdure au-delà du temps et de l’espace.
La communauté parisienne sous le choc
La disparition d’Akram a provoqué une vague d’émotion intense dans toute la communauté parisienne, un choc qui a secoué les âmes et laissé une profonde empreinte sur le cœur de tous ceux qui l’ont connu. C’est une perte qui dépasse les frontières du cercle familial et amical, car Akram ne se contentait pas d’être un fils, un frère, un ami ; il était une figure centrale, un modèle de générosité et d’humanité qui rayonnait bien au-delà de son entourage immédiat. Sa gentillesse et sa bienveillance touchaient tous ceux qui croisaient sa route, et sa disparition a laissé un vide immense, une absence silencieuse mais lourde, ressentie par toute une communauté.
Les réactions à sa perte sont venues de tous horizons, mêlant des expressions de tristesse, de douleur, mais aussi une profonde reconnaissance pour la personne qu’il était. Les témoignages qui ont afflué sont empreints d’une sincérité rare, chacun partageant un souvenir précieux de ce qu’Akram représentait. Pour certains, il était un collègue fiable et bienveillant, dont la présence apportait une forme de sérénité dans les moments de stress et d’incertitude. Pour d’autres, il était un ami fidèle, toujours prêt à tendre la main, à offrir une écoute attentive sans jugement. Les témoignages de ceux qui ont eu la chance de travailler à ses côtés ou de le côtoyer dans des moments plus personnels témoignent tous de sa capacité à donner sans compter, à écouter avec un cœur ouvert, et à aimer sans condition. C’est ce que ses proches appellent la « lumière intérieure » qu’il portait en lui, cette qualité rare d’une générosité totale, d’un amour inébranlable, d’un engagement envers les autres qui ne se mesurait jamais en termes de réciprocité ou de retour.
Dans ces moments de grande douleur, nombreux sont ceux qui reprennent les paroles émouvantes du recteur de la Grande Mosquée de Paris. Ses mots ont résonné comme un appel à la prière, une supplication humble et pleine de foi adressée au Très Miséricordieux, implorant Sa miséricorde infinie pour Akram. Ces paroles, simples mais profondément spirituelles, invitent la communauté à se tourner vers Dieu dans l’espoir d’une réconfortante bénédiction divine. La prière devient ici un moyen de transcender la douleur, de chercher un peu de paix dans le tourbillon du chagrin, et de confier l’âme d’Akram à la grandeur de la miséricorde divine. « Ô Très Miséricordieux », demandaient-ils en chœur, « accueille-le dans Ta vaste miséricorde, accorde-lui la paix et la lumière infinie de Ton royaume. »
Les prières ne se limitent pas à une simple demande de réconfort pour la famille et les amis, mais s’étendent à un souhait sincère d’apporter à Akram la plus grande des bénédictions : la paix éternelle. « Illumine sa demeure », prient-ils, « et fais-en un jardin de paix et de sérénité». Cette image du jardin, tellement présente dans la tradition islamique, représente l’endroit le plus pur et le plus sacré, le lieu où l’âme trouve le repos ultime après la vie terrestre. Les prières invoquent cette sérénité, cette paix absolue que seul Dieu peut accorder, et ce désir de voir Akram recevoir la récompense divine pour sa vie d’abnégation, de service et de bonté.
Ainsi, à travers ces prières et ces témoignages, c’est toute une communauté qui se rassemble, unie dans la douleur mais aussi dans l’espoir d’une forme de consolation spirituelle. Akram, par sa simplicité, son amour et son engagement, a tissé des liens solides et profonds entre les individus, et aujourd’hui, même dans la perte, ces liens se renforcent. Ses proches, mais aussi tous ceux qui l’ont connu, trouvent dans la prière et dans les mots du recteur de la Grande Mosquée un moyen de donner un sens à cette douleur, d’offrir à Akram une place parmi les justes, et de garder en eux la lumière qu’il a allumée dans leurs vies. La douleur de la séparation se transforme ainsi en un appel à la réconciliation spirituelle, un chemin de lumière et de foi qui guide chacun dans ses pensées et ses prières pour celui qui fut un exemple de bonté et d’amour.
Même s’il n’est plus présent physiquement parmi nous, Akram laisse derrière lui un héritage d’amour, de loyauté et d’humanité qui continue de rayonner, éclatant de la même manière que lorsqu’il marchait parmi nous. Sa disparition n’a pas seulement laissé un vide dans les cœurs de ceux qui l’ont aimé, mais elle a aussi révélé la profondeur de l’impact qu’il a eu sur chacun de nous. Akram n’était pas un homme qui se contentait d’exister ; il vivait de manière pleine et entière, en partageant sans relâche son amour, sa bienveillance et sa loyauté envers ceux qui l’entouraient. Cet héritage qu’il laisse derrière lui n’est pas seulement celui de ses actions, mais aussi de la manière dont il a marqué chaque âme qu’il a rencontrée. Il a su toucher les vies de manière discrète, mais d’une façon d’une puissance infinie, et ce sont ces traces de générosité et de bonté qu’il a semées dans les cœurs des autres qui continuent de vivre après lui.
Chaque sourire partagé, chaque geste de bonté qu’il a semé dans la vie de ceux qui l’ont connu devient une trace indélébile, une empreinte durable sur l’âme de ceux qui ont eu la chance de croiser son chemin. Il ne s’agissait pas seulement de grandes actions, mais des petites attentions, des instants où il a su faire preuve d’un soutien inébranlable, d’une écoute attentive et d’un amour inconditionnel. Akram ne mesurait pas l’ampleur de son influence ; il agissait simplement par un instinct profond, comme un phare de lumière, diffusant sa chaleur et sa gentillesse dans les moments de joie comme dans ceux de souffrance. Chacune de ses interactions, aussi simples ou discrètes qu’elles aient pu paraître, reste gravée dans les mémoires et les cœurs comme un souvenir précieux et inaltérable.
Sa mémoire perdure comme un exemple vivant de générosité, de dévouement et de lumière intérieure. Akram n’était pas seulement un homme généreux ; il incarnait cette générosité de manière totale, désintéressée et naturelle, ce qui faisait de lui un modèle, un repère dans un monde parfois incertain. Ceux qui l’ont connu se souviennent de lui non pas pour ses grandes déclarations ou ses gestes spectaculaires, mais pour cette capacité unique à rendre chaque personne importante, à faire sentir à chacun qu’il était précieux à ses yeux. Cette lumière intérieure qu’il portait, cette lumière qu’il a partagée, continue d’éclairer ceux qui l’ont connu. Même dans l’absence physique, sa lumière reste vivante, comme une flamme qui ne s’éteint jamais, mais qui se nourrit des souvenirs et des valeurs qu’il a laissés.
Un héritage précieux que ni le temps, ni l’absence ne pourront jamais effacer. Le temps, bien qu’il soit souvent le grand effaceur des souvenirs, n’a pas le pouvoir de ternir l’empreinte d’un homme qui a semé tant de beauté autour de lui. Sa générosité, son amour, et la sincérité de son âme resteront intacts dans les mémoires de ses proches, des amis et de tous ceux qui ont eu la chance de croiser son chemin. La lumière qu’il a allumée dans les cœurs continue de briller, et même s’il n’est plus là pour nous guider physiquement, son héritage est un phare qui continue de nous orienter, de nous rappeler l’importance de l’humanité, de l’amour inconditionnel, et de la bonté désintéressée. C’est cet héritage qui, comme un fil invisible, nous relie à lui, et nous inspire à continuer à vivre selon les valeurs qu’il a incarnées.
Ainsi, bien que son absence physique laisse un vide douloureux, elle nous pousse également à célébrer ce qu’il a apporté au monde, à nous rappeler qu’il a existé et qu’il continue de vivre à travers chaque acte de bonté, chaque sourire, chaque geste d’amour qu’il a inspiré.
Le monde d’Akram n’est pas un monde révolu ; il est un monde qui continue de vibrer dans nos actions, dans nos pensées, et dans l’amour que nous portons les uns aux autres.
Cérémonie de recueillement mercredi 11 mars à la Grande Mosquée de Paris
Mohamed Akram Hafiz a été inhumé le 3 mars 2026 au cimetière parisien de Thiais, dans le carré musulman. Une cérémonie de recueillement sera organisée en mémoire de Mohamed Akram Hafiz le mercredi 11 mars 2026, de 14h à 16h, à la Grande Mosquée de Paris (salle Émir Abdelkader).
Brahim Saci

