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CAN 2025 : le changement d’arbitre Maroc–Cameroun fait polémique

À la veille du match de quart de finale de la CAN 2025 Maroc–Cameroun, la Confédération africaine de football (CAF) a procédé à un changement d’arbitre qui suscite une vive polémique.

Selon Ouest‑France et Le Parisien, la Fédération royale marocaine de football (FRMF), dirigée par Fouzi Lekjaa, a demandé et obtenu le remplacement de l’arbitre initialement désigné, l’Egyptien Amin Omar, ainsi que celui de l’arbitre algérien Mustapha Ghorbal prévu à la VAR.

La CAF a finalement nommé l’arbitre mauritanien Dahane Beida au centre pour ce Maroc–Cameroun de la CAN 2025, une désignation arbitrale déjà entourée de polémique, assisté à la vidéo par le Ghanéen Daniel Laryéa.

Une décision prise sous pression marocaine

D’après les informations concordantes, la FRMF a officiellement contesté la présence d’un arbitre algérien dans l’équipe VAR, invoquant les tensions diplomatiques entre Rabat et Alger. Le président de la Fecafoot, Samuel Eto’o, affirme que le Cameroun n’a été informé du changement que tardivement, certains responsables ayant appris la nouvelle… sur les réseaux sociaux.

Ce changement de dernière minute, validé par la CAF, alimente les critiques sur une gestion jugée opaque et sur la capacité de certaines fédérations à peser sur les décisions arbitrales.

Dahane Beida, un arbitre controversé

Le choix de Dahane Beida ne rassure pas. Le Mauritanien est pointé du doigt pour des décisions jugées incohérentes. Selon plusieurs médias mauritaniens, il a été impliqué dans des rencontres où ses performances ont été qualifiées de « problématiques », notamment lors de matchs à fort enjeu.

Sa désignation pour un quart de finale aussi explosif que Maroc–Cameroun soulève donc des interrogations sur sa capacité à gérer la pression et à garantir un arbitrage impartial.

Une influence marocaine de plus en plus visible au sein de la CAF

Ce nouvel épisode relance un débat récurrent : le poids croissant du Maroc dans les instances africaines. Sous l’impulsion de Fouzi Lekjaa, membre influent du comité exécutif de la CAF, la FRMF est devenue l’une des fédérations les plus puissantes du continent. Elle accueille de nombreux événements, finance des infrastructures dans plusieurs pays africains et joue un rôle déterminant dans les nominations internes.

Le fait que la CAF ait accepté de modifier une désignation arbitrale à la demande d’une seule fédération – et à la veille d’un match crucial – renforce les soupçons d’ingérence et de favoritisme.

Un quart de finale sous haute tension

Pour le Cameroun, ce changement tardif est perçu comme un désavantage potentiel. Pour le Maroc, il s’agit officiellement d’éviter un contexte arbitral jugé sensible. Pour les observateurs, c’est un nouvel exemple des luttes d’influence qui traversent la CAF.

Quoi qu’il en soit, le match Maroc–Cameroun se jouera dans un climat électrique, où chaque décision arbitrale sera scrutée avec une attention extrême.

S. A.

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