Le ministère des Affaires étrangères poursuit la modernisation et la numérisation des services consulaires destinés aux Algériens établis à l’étranger. Ce jeudi 12 mars, un accord a été signé avec le ministère de l’Intérieur représenté par la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) afin d’accélérer la transition numérique au sein des représentations consulaires.
L’accord, paraphé par le secrétaire général du MAE, Lounès Magramane, et le DGSN Ali Badaoui, vise à renforcer la coopération entre les deux institutions dans le domaine de la numérisation des services consulaires.
Le communiqué du ministère ne détaille pas encore les services concernés, mais souligne l’objectif central : réduire les délais de traitement et fluidifier les démarches administratives grâce à un système numérique conforme à la stratégie nationale de transition digitale.
Il s’agit d’ “accélérer les délais de traitement des services consulaires, grâce à l’adoption d’un nouveau système numérique conforme à la stratégie nationale de transition numérique”, précise le communiqué du MAE.
La cérémonie s’est tenue au siège du ministère à Alger, en présence de Sofiane Chaib, secrétaire d’État chargé de la communauté nationale à l’étranger.
Un chantier prioritaire pour les autorités
Pour Lounès Magramane, cette initiative marque « une nouvelle étape » dans la modernisation des services consulaires, un dossier que le ministère place parmi ses priorités, en écho à l’importance accordée par le président de la République à la diaspora algérienne. La question avait d’ailleurs été largement discutée lors de la réunion des chefs de centres consulaires en février 2026, qui avait débouché sur plusieurs recommandations en matière de digitalisation.
L’accord « incarne la volonté commune des secteurs des Affaires étrangères et de l’Intérieur de consacrer une approche intégrée fondée sur le renforcement de la coordination et l’intensification de la coopération, afin de soutenir les efforts de l’Etat en faveur de la modernisation de l’administration et de l’amélioration du service public proposé en Algérie et à l’étranger », conclut le communiqué.
Selon le ministère, cette coopération permettra de réduire les délais de traitement de certaines demandes et d’alléger la pression sur les consulats, souvent confrontés à une forte affluence. Une évolution attendue par de nombreux membres de la diaspora, régulièrement confrontés à des démarches longues ou complexes.
S. B. B./APS

