9.9 C
Alger
dimanche,11janvier,2026

Top 5 Semaine

LIRE AUSSI

Algérie – Nigeria (0–2) : les Verts, battus par les Super Eagles et l’arbitrage

Dominée dans le jeu et plombée par plusieurs décisions d’arbitrage contestées, l’Algérie a été éliminée en quart de finale par un Nigeria plus puissant et plus réaliste. Entre la main non sifflée d’Ajayi et des cartons jaunes sévères, les Verts quittent la CAN avec un goût amer.

L’Algérie quitte la CAN 2025 sans frisson ni révolte. À Marrakech, les Fennecs ont été dominés par un Nigeria plus puissant, plus tranchant et plus sûr de lui. Le 0–2 final reflète une rencontre où les hommes de Petkovic n’ont jamais semblé en mesure d’inverser la tendance.

Un penalty fragrant non sifflé

Dès l’entame, les Super Eagles imposent leur rythme. Les duels sont perdus, les transitions subies, et l’Algérie recule. Pourtant, un fait de jeu aurait pu changer le scénario : une main flagrante de Junior Ajayi dans la surface, sur un centre de Farès Chaibi. Une action qui aurait pu changer le cours du match dès les premières minutes.

Alors qu’ils tentaient de se frayer un chemin vers une demi-finale face au Maroc, les Verts, déjà bousculés par la meilleure attaque du tournoi, ont vu leurs espoirs s’amenuiser lorsqu’un centre de Farès Chaibi a été stoppé par le bras gauche d’Ajayi, clairement décollé du corps. Malgré les protestations des Verts, l’arbitre sénégalais Issa Sy n’a pas bronché. Silence de tombe du côté de la VAR, où le Gabonais Pierre Ghislain Atcho et ses assesseurs semblaient aveugles et muets.

Le Nigeria, lui, ne se pose pas de questions. Au retour des vestiaires, Osimhen surgit de la tête pour ouvrir le score. Dix minutes plus tard, une perte de balle au milieu offre une transition éclair : Osimhen fixe la défense et sert Adams, qui conclut dans le but vide. Le break est fait, et l’Algérie ne s’en relèvera pas.

Les changements n’apportent rien, les attaques restent stériles, et un chiffre résume la soirée : aucun tir cadré. Le Nigeria gère tranquillement la fin de match et manque même le 0–3 sur un poteau.

Au coup de sifflet final, le constat est limpide : même si l’épisode de la main non sifflée laissera des regrets, l’Algérie n’a jamais donné l’impression de pouvoir renverser un Nigeria supérieur dans tous les compartiments du jeu. Les Super Eagles filent en demi-finale, tandis que les Fennecs quittent la compétition avec plus de questions que de certitudes.

Algérie – Nigeria : un arbitrage discutable

Supérieurs physiquement et techniquement, les Super Eagles ont logiquement écarté les Verts. Mais l’Algérie repart aussi frustrée par la main non sifflée dans la surface et une distribution de cartons discutables qui a pesé lourdement sur le match.

Comme si le penalty non sifflé ne suffisait pas, l’Algérie a également dû composer avec une série de cartons jaunes particulièrement sévères, qui ont accentué le sentiment d’injustice. Plusieurs interventions anodines – parfois de simples contacts dans le duel – ont été sanctionnées, coupant le rythme des Fennecs et alimentant la frustration. Zerrouki, Amoura, Aït Nouri, Hadj Moussa, Boudaoui écopent de cartons distribués généreusement par l’arbitre Issa Sy.

À l’inverse, certaines fautes nigérianes, plus rugueuses, ont été traitées avec davantage de tolérance. Le latéral nigérian Onyemaechi pouvait sévir impunément dans son couloir sous la bienveillance de l’arbitre Issa Sy. Une gestion du match qui a pesé lourdement sur l’état d’esprit algérien et renforcé l’impression d’un arbitrage à deux vitesses.

Saïd Aklid

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

DERNIERS Articles