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Abdelaziz Rahabi dénonce une « régression des libertés individuelles et collectives» en Algérie

Dans une analyse publiée dimanche 30 novembre sur sa page Facebook, l’ancien ministre et diplomate Abdelaziz Rahabi tire la sonnette d’alarme sur ce qu’il qualifie de « régression programmée des libertés (individuelles et collectives) en Algérie », qu’il considère comme une crise structurelle plutôt qu’une fatalité cyclique.

Selon Abdelaziz Rahabi, « nous vivons ces dernières années la plus grosse régression en matière de libertés individuelles et collectives depuis la première constitution pluraliste de Chadli Bendjedid ». Une situation qu’il décrit comme inédite, marquée par une externalisation du débat politique interne.

« Porter ce débat à l’étranger signifie une incapacité à l’organiser à l’intérieur et faire ainsi réguler la vie politique de la Nation par des réseaux sociaux offshore », souligne l’ancien ministre.

« Instrumentalisation de la justice »

Rahabi met également en cause l’instrumentalisation de la justice qui, souligne-t-il, « paie de sa crédibilité et de son indépendance l’instrumentalisation qui en est faite et qui donne l’image d’un pays sans contre-pouvoir institutionnel où l’arbitraire s’érige un mode de gouvernement ».

Il cite les cas des journalistes Saad Bouakba et Abdelouakil Blamm et d’autres, comme exemples de « victimes de cette dérive programmée de notre système politique ».

Pour l’ancien ministre, aucun projet politique ou économique ne peut aboutir « sans l’adhésion libre, volontaire et consensuelle de notre population », aujourd’hui réduite à se mobiliser autour de questions d’approvisionnement ou d’actualité mondiale, plutôt que sur ses propres défis nationaux.

« Le pays se dévitalise »

Sur le plan historique, Rahabi rappelle que « les périodes de fermeture médiatique et politique ont toujours été accompagnées d’une augmentation de la corruption, d’arrestations et de privation de liberté des personnes, de la radicalisation des forces politiques et de désintérêt croissant pour la chose publique ».

« Le pays se dévitalise alors, devient une addition de destins individuels et le silence et l’opportunisme s’élèvent au rang de vertu nationale », prévient l’ancien ministre et diplomate.

Enfin, il met en garde contre le risque de reproduire les erreurs du passé : « Le plus dramatique pour nous serait de ne pas apprendre des crises vécues par le passé et des expériences des autres ».

S. B. B.

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