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Les États-Unis et Israël mènent des frappes militaires sur l’Iran qui riposte, mort de Khamenei

États-Unis Israël Iran

Les États-Unis et Israël ont mené des frappes militaires sur plusieurs région en Iran. Photo Capture d'écran

Le Moyen‑Orient a connu, en l’espace de quelques heures, samedi 28 février, l’une des escalades militaires les plus fulgurantes de ces dernières années, à la suite de frappes militaires d’Israël et des États-Unis sur l’Iran.

Les frappes militaires d’une ampleur inédite menées samedi matin par les États-Unis et Israël contre l’Iran ne reposent sur aucune base juridique internationale : elles n’ont été ni autorisées par le Conseil de sécurité de l’ONU, ni justifiées par un mandat onusien, ni couvertes par un cas de légitime défense reconnu par le droit international.

Comme il fallait s’y attendre, ces attaques ont déclenché une riposte immédiate de Téhéran, touchant plusieurs pays du Golfe et provoquant un climat d’alerte maximale en Israël.

Au cœur de cette séquence explosive, la situation était d’autant plus tendue qu’elle était marquée par une incertitude totale autour du sort du guide suprême iranien, Ali Khamenei. Des sources israéliennes et Donald Trump affirmaient qu’il aurait été tué dans les frappes, tandis que Téhéran assure qu’il était vivant. Cette contradiction a alimenté la confusion et contribué à l’escalade des tensions tout au long de la journée.

Une offensive américano‑israélienne d’une ampleur exceptionnelle

Tout commence samedi matin, lorsque l’Iran est frappé par une opération conjointe des forces américaines et israéliennes. Israël revendique alors la plus vaste frappe aérienne de son histoire, mobilisant 200 avions de combat et visant près de 500 cibles dans l’ouest et le centre du pays.

« Environ 200 avions de combat […] ont mené une frappe massive contre le dispositif de missiles et les systèmes de défense du régime terroriste iranien dans l’ouest et le centre de l’Iran », indique un communiqué militaire israélien, affirmant qu’il s’agit du « plus grand raid aérien de l’histoire de l’armée de l’air israélienne ».

Les conséquences sont immédiates : le Croissant‑Rouge iranien évoque plus de 200 morts, tandis que les autorités ordonnent aux habitants de quitter Téhéran. Les universités ferment, et plusieurs villes — Ispahan, Qom, Karaj, Kermanshah, Chiraz — sont secouées par des explosions.

Dans ce chaos, les médias d’État iraniens rapportent 85 morts dans une frappe attribuée à Israël contre une école de filles. Téhéran annonce également la fermeture du détroit d’Ormuz, qualifiant la zone de trop dangereuse pour la navigation.

La rumeur de la mort d’Ali Khamenei enflamme les réseaux, avant une confirmation officielle le lendemain

Au fil de la journée de samedi, une information bouleverse encore davantage la situation : selon des médias israéliens et Donald Trump, Ali Khamenei aurait été tué dans les frappes. L’Iran dément catégoriquement. Son ministre des Affaires étrangères affirme que « tous les hauts responsables sont en vie ». Israël, de son côté, assure avoir « éliminé » plusieurs responsables iraniens et affirme avoir largué 30 bombes sur le complexe résidentiel du Guide suprême.

La confusion s’installe. Dans la soirée de samedi, Donald Trump réitère ses affirmations sur Truth Social, tandis que Téhéran continue de nier toute atteinte à la vie de Khamenei. Aucune preuve indépendante ne permet alors de trancher.

Mais l’incertitude ne dure pas. Ce dimanche matin, la télévision d’État iranienne confirme officiellement la mort d’Ali Khamenei, tué dans les frappes américano‑israéliennes. Cette annonce est relayée par plusieurs médias internationaux, dont France 24, RFI et TV5Monde, qui précisent que l’Iran a décrété quarante jours de deuil national et mis en place un conseil provisoire de transition, conformément à la Constitution iranienne.

La riposte iranienne : missiles et drones contre les bases américaines

En réaction aux frappes militaires des États-Unis et d’Israël, l’Iran lance une série d’attaques contre ce qu’il décrit comme des bases américaines dans les pays du Golfe. Les Gardiens de la Révolution annoncent avoir visé le quartier général de la 5ᵉ flotte américaine à Bahreïn, ainsi que d’autres installations militaires américaines dans la région.

Les conséquences se font sentir dans plusieurs États. Aux Émirats arabes unis, une explosion retentit à Dubaï et la chute de débris tue un civil à Abou Dhabi. Au Qatar, 44 missiles et 8 drones frappent le territoire, faisant 8 blessés et endommageant un radar de la base américaine d’Al‑Udeid. Le Qatar convoque immédiatement l’ambassadeur d’Iran et dénonce des attaques « inconsidérées ».

En Israël, les sirènes retentissent à plusieurs reprises. Un adolescent est blessé dans l’après‑midi, puis un homme dans le nord du pays. Les autorités annoncent redouter une attaque imminente de missiles et de drones iraniens et décrètent un état d’urgence spécial.

Des explosions sont entendues à Jérusalem. Dans la soirée, Israël confirme une nouvelle série de frappes iraniennes. À Tel‑Aviv, un homme est grièvement blessé.

L’ONU condamne une escalade « qui sape la paix internationale »

Face à l’ampleur des frappes et contre‑frappes, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, exprime une profonde inquiétude. Il condamne les attaques conjointes menées par les États‑Unis et Israël, ainsi que les frappes de représailles iraniennes, estimant que cette escalade « sape la paix et la sécurité internationales ».

Les agences onusiennes appellent à une désescalade immédiate, rappelant que la région est déjà fragilisée par plusieurs conflits simultanés et que toute extension du front pourrait avoir des conséquences humanitaires majeures.

L’Union européenne appelle à la retenue et à la désescalade

L’Union européenne, par la voix de son Haut représentant pour les Affaires étrangères, exprime une vive préoccupation face à la montée des tensions. Bruxelles appelle toutes les parties à « cesser immédiatement les hostilités » et à éviter toute action susceptible d’entraîner un conflit régional généralisé.

Plusieurs États membres, dont la France et l’Allemagne, insistent sur la nécessité de préserver les voies diplomatiques et de protéger les populations civiles, particulièrement exposées dans les zones urbaines iraniennes et israéliennes.

Moscou, Pékin et plusieurs capitales régionales réagissent

Face à cette escalade, les réactions internationales se multiplient. Les États‑Unis reconnaissent participer à des « opérations de combat majeures » contre l’Iran, tandis que le Royaume‑Uni annonce mener des « opérations défensives régionales coordonnées ». La France, elle, affirme n’avoir été « ni prévenue ni impliquée » dans les frappes américano‑israéliennes, tout en surveillant de près la sécurité de ses ressortissants.

La Russie appelle à une « cessation immédiate des hostilités » et accuse Washington et Tel‑Aviv d’avoir « franchi un seuil dangereux » susceptible de provoquer une déstabilisation durable du Moyen‑Orient. Moscou demande la convocation d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité et met en garde contre « toute action susceptible d’entraîner un conflit régional incontrôlable ».

La Chine, de son côté, se dit « profondément préoccupée » par les frappes et appelle toutes les parties à « faire preuve de retenue ». Pékin insiste sur la nécessité de préserver la stabilité du Golfe, région stratégique pour ses approvisionnements énergétiques, et réaffirme son soutien à une solution politique plutôt qu’à une escalade militaire.

Dans le monde arabe, plusieurs États réagissent également. Le Qatar convoque l’ambassadeur d’Iran et dénonce des attaques « inconsidérées » après les frappes iraniennes sur son territoire. L’Arabie saoudite appelle à « éviter toute escalade supplémentaire » et à protéger les infrastructures énergétiques régionales. Les Émirats arabes unis, touchés par des débris de missiles, expriment leur « profonde inquiétude » et appellent à une désescalade rapide.

L’Algérie appelle à la « retenue » et au « sens des responsabilités »

L’Algérie a appelé samedi à la « retenue » et au « sens des responsabilités » en vue d’épargner à l’ensemble de la région du Golfe un surcroît d’insécurité et d’instabilité, indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères, cité par l’APS.

« Les négociations conduites dans le cadre de la médiation du Sultanat d’Oman ont suscité et alimenté l’espoir d’une conclusion pacifique des discussions irano-américaines. L’échec de ces négociations qui se manifeste actuellement par une escalade militaire aux conséquences imprévisibles est profondément regrettable », lit-on dans le communiqué.

« Tout en exprimant sa profonde préoccupation face à ce développement, l’Algérie en appelle à la retenue et au sens des responsabilités en vue d’épargner à l’ensemble de la région du Golfe un surcroît d’insécurité et d’instabilité », conclut le communiqué du ministère.

Saïd A./Agences

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