Lors de la prière de l’Angélus place Saint-Pierre, le Pape Léon XIV a exprimé, dimanche 8 mars, sa vive inquiétude face à l’évolution du conflit au Moyen-Orient opposant les États-Unis, Israël et l’Iran.
Huit jours après le début des hostilités, le Pape Léon XIV redoute un élargissement du conflit à l’ensemble du Moyen-Orient et appelle à un sursaut diplomatique.
« De l’Iran et de tout le Moyen-Orient, des nouvelles qui suscitent une profonde consternation continuent d’arriver », a déclaré le Pape. Il a dénoncé « un climat diffus de haine et de peur » et redoute que des pays comme le « cher Liban » ne replongent « de nouveau dans l’instabilité».
En effet, depuis lundi, Israël a intensifié ses frappes sur le Liban en réponse à des tirs du Hezbollah. Les bombardements ont touché le sud, l’est du pays, ainsi que la banlieue sud de Beyrouth, provoquant l’évacuation de centaines de milliers de civils.
En parallèle, l’Iran a ciblé des installations américaines dans les pays du Golfe, en représailles aux frappes israélo-américaines.
Appel à la paix et au dialogue
Face au risque d’un embrasement régional, le Pape a invité les fidèles à élever «notre humble prière au Seigneur pour que le fracas des bombes cesse, que les armes se taisent et que s’ouvre un espace de dialogue, dans lequel la voix des peuples puisse se faire entendre» .
Il a confié à Marie « ceux qui souffrent à cause de la guerre » et appelé à suivre les « sentiers de réconciliation et d’espérance ».
Les tensions au Moyen-Orient se sont intensifiées depuis que les États-Unis et Israël ont lancé le 28 février une attaque d’ampleur contre l’Iran, qui a fait plus de 1 200 morts, dont le guide suprême iranien Ali Khamenei, des dizaines d’écolières et plusieurs hauts responsables militaires.
L’Iran a riposté par d’importantes salves visant des bases américaines, des installations diplomatiques et du personnel militaire dans la région, ainsi que plusieurs villes israéliennes. Les attaques se poursuivent et continuent de s’intensifier.
Le conflit suscite également des inquiétudes concernant l’approvisionnement énergétique mondial, alors que le trafic maritime a fortement chuté dans le détroit d’Ormuz, une voie stratégique par laquelle transitent environ 20 millions de barils de pétrole par jour.
Samira B. B.

