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Homme tué par la police municipale à Marseille : sa famille dépose plainte

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Un homme a été tué jeudi 23 avril par un agent de la police municipale lors d’un contrôle routier dans l’est de Marseille. Photo DR

La famille du jeune homme tué par la police municipale à Marseille lors d’un contrôle routier a déposé plainte avec constitution de partie civile mardi 28 avril et demande l’ouverture d’une information judiciaire, ont annoncé ses avocats dans un communiqué.

« La famille de Mehdi exige qu’une information judiciaire soit ouverte et confiée à un magistrat réellement impartial, l’accès au rapport d’autopsie du défunt et l’exploitation des caméras municipales et caméras-piétons », écrivent Me Kayna Kadjar et Me Nicolas Chambardon.

Mehdi, 26 ans, a été abattu jeudi 23 avril par un policier municipal lors d’un contrôle routier dans l’est de Marseille.

Le conducteur est sorti de son véhicule muni d’un couteau et a menacé les policiers municipaux, selon les déclarations de ces derniers, rapportées par une source proche de l’enquête. Un des agents a tiré à trois reprises sur le conducteur, d’après cette source. Dans sa voiture ont été retrouvées sept bombonnes de protoxyde d’azote, souvent utilisé comme « gaz hilarant ».

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Une enquête pour homicide volontaire a été confiée à la direction de la criminalité territoriale (DCT). Les trois agents municipaux impliqués ont été entendus plusieurs heures sous le régime de l’audition libre par la police vendredi matin, en sortant de l’hôpital où ils avaient été transportés, choqués.

La famille de Mehdi déplore que ce soit « pour l’heure » le parquet de Marseille qui supervise les investigations, alors qu’il a « présenté la victime comme l’agresseur ». Ses proches « exigent » la désignation d’un juge d’instruction, selon leurs avocats.

Le parquet a relevé de son côté que l’enquête se poursuivait toujours sous le régime de la flagrance, qui peut durer huit jours, durée renouvelable une fois.

Concernant l’exploitation des caméras, la zone précise des tirs n’est pas couverte par des caméras de surveillance et le déclenchement automatique des caméras piéton des agents n’a pas fonctionné, selon cette même source.

S’appuyant sur des « témoins » non identifiés qui « n’ont pas été entendus par les enquêteurs », le communiqué des avocats avance également que « Mehdi aurait été abattu de trois balles, dont une dans le dos », point formellement démenti par le parquet, qui invite d’éventuels témoins qui n’auraient pas déjà été entendus à se manifester.

Mehdi était « défavorablement connu des services de la justice et de la police », avait indiqué le parquet au tout début de l’enquête. Il était sous le coup d’un mandat d’arrêt après sa condamnation à quatre ans de prison en novembre dans une affaire de trafic de stupéfiants.

Avec AFP

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