À l’occasion de la Coupe arabe au Qatar, la FIFA teste une nouvelle règle visant à limiter les abus et simulations. Une expérimentation qui pourrait bientôt bouleverser les grandes compétitions internationales.
La FIFA poursuit son combat contre les pertes de temps. Après avoir imposé des temps additionnels plus longs et la règle des huit secondes pour les gardiens, l’instance mondiale innove encore.
Lors de la Coupe arabe, du 1er au 18 décembre au Qatar, tout joueur blessé et pris en charge sur le terrain devra quitter la pelouse pendant deux minutes, stipule la nouvelle règle de la FIFA. Son équipe évoluera alors en infériorité numérique.
L’objectif est clair : décourager les simulations et fluidifier le jeu. Pierluigi Collina, patron de l’arbitrage, a confirmé que cette mesure s’inscrit dans une stratégie globale de lutte contre l’antijeu.
La FIFA intensifie sa lutte contre l’antijeu
Des exceptions sont toutefois prévues : gardiens, blessures manifestes ou fautes sanctionnées par carton. Cette expérimentation, jugée rapide par certains observateurs, pourrait s’étendre aux grandes compétitions si les retours sont concluants.
Cette nouvelle règle s’ajouterait à une série de réformes déjà en place, comme la règle des huit secondes appliquée en Ligue 1 cette saison, inaugurée à l’Euro 2024 avant d’être généralisée par l’UEFA.
Au-delà de ce temps avec le ballon à la main, l’arbitre donne un corner à l’adversaire. Ce protocole avait été mis en place pour la première fois à l’Euro 2024 et a été étendu par l’UEFA à toutes les compétitions la saison dernière.
Par ailleurs, la FIFA avait testé le carton vert au Mondial U17. Les coaches peuvent l’utiliser, 1 fois par période, pour forcer l’arbitre à consulter la VAR après une action litigieuse.
Entre volonté de spectacle et exigence d’équité, la FIFA cherche à redonner au football son rythme naturel. Reste à savoir si ces ajustements renforceront la crédibilité du jeu ou susciteront de nouvelles polémiques.
Saïd A./Agence


