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CAN 2025 (8es de finale) Algérie – RD Congo : une qualification au bout du souffle (1-0)

Présentée comme l’affiche la plus relevée de ces 8es de finale de la CAN 2025, la confrontation entre l’Algérie et la République démocratique du Congo a tenu toutes ses promesses.

Deux sélections solides, sûres de leurs forces, issues d’une phase de groupes maîtrisée, se sont livrées un duel intense, fermé et haletant, conclu par un éclair de génie à la 119e minute. Un moment de folie signé Adil Boulebina, qui propulse les Fennecs en quarts de finale.

Une bataille tactique, sans concession 

Avec un sans-faute en phase de groupes, l’Algérie abordait ce huitième de finale avec le statut de leader incontesté du groupe E, fort de ses neuf points. En face, les Léopards congolais n’avaient rien d’un outsider. Solides, disciplinés et ambitieux, ils avaient contraint le Sénégal, l’un des grands favoris du tournoi, à lutter jusqu’au bout pour la première place de leur groupe, les deux sélections terminant avec le même total de points (7).

Tout laissait présager un duel qui se jouerait sur des détails. Privée pour cette rencontre de trois défenseurs majeurs — Hadjam, Benchergui et Tougaï — tous forfaits pour blessure, l’Algérie a dû composer avec un effectif amoindri et des organismes éprouvés. En face, une RD Congo athlétique, compacte et redoutable dans les phases de transition. La rencontre se transforme rapidement en une bataille purement tactique, un véritable duel d’entraîneurs entre Vladimir Petković et Sébastien Desabre.

Les espaces se font rares, les duels sont âpres, les occasions comptées. Les gardiens, Luca Zidane et Lionel Mpasi, veillent avec autorité sur leurs cages. Les minutes s’égrènent, la tension monte, et la perspective d’une séance de tirs au but se précise inexorablement.

Le coaching gagnant de Petkovic, Boulbina en libérateur

Alors que les forces sont à bout et que la séance fatidique des tirs au but semble inévitable, Vladimir Petkovic abat sa dernière carte. À la surprise générale, il lance Adil Boulbina, pur produit de l’académie du Paradou AC, dans les ultimes instants de la prolongation.

Un choix audacieux, un choix décisif, ô combien salvateur. À la 119e minute, l’instant bascule dans l’irréel. Parfaitement servi à l’entrée de la surface, Boulbina déclenche une frappe enroulée somptueuse. Le ballon frôle le poteau avant de se loger dans la lucarne de Lionel Mpasi (1-0). Le stade explose. L’Algérie est délivrée. Dans les foyers algériens, la clameur est immédiate, portée par la voix inimitable du célèbre commentateur Hafidh Derradji, qui lâche, dans un cri devenu instantanément culte : « Ya yemma ! Ya yemma ! »

Une phrase spontanée, simple, viscérale, qui résume à elle seule l’émotion brute d’un peuple entier.

L’Algérie au rendez-vous des grands

Ce but de Boulbina ne vaut pas seulement une qualification. Il symbolise la profondeur de l’effectif algérien, mais surtout la naissance d’un collectif soudé, capable de se battre comme un seul homme. Une équipe façonnée sous la houlette d’un sélectionneur lucide, fin tacticien, capable de lire un match jusqu’à son dernier souffle et d’assumer pleinement la confiance accordée à la jeunesse.

Les Fennecs s’imposent dans la douleur, mais avec caractère, et rejoignent les quarts de finale où ils croiseront le fer avec les Green Eagles du Nigeria. Un nouveau test de très haut niveau, dans une CAN qui confirme, match après match, que seuls les plus solides mentalement iront au bout.

L’Algérie avance. Sans bruit… mais avec des nerfs solides et des cartouches encore bien dissimulées.

Hamid Banoune

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