Un appel international de solidarité avec le peuple vénézuélien a été rendu public ce 14 janvier, à l’initiative de militants et d’organisations issus de 59 pays.
Publié simultanément dans The Organizer (États‑Unis), Haïti Liberté (Haïti), Tribuna de trabajadores (Mexique) et La Tribune des travailleurs (France), l’appel international de solidarité avec le peuple vénézuélien dénonce l’intervention militaire américaine au Venezuela et appelle à la constitution d’un front ouvrier mondial contre ce qu’il décrit comme une « agression impérialiste ».
Une dénonciation de l’intervention américaine
L’appel affirme que l’intervention militaire des États‑Unis constitue une nouvelle étape d’une « guerre généralisée » menée pour imposer la domination du capital financier. Selon ses signataires, l’objectif affiché par Washington serait de rétablir le contrôle des multinationales américaines sur les vastes ressources pétrolières du Venezuela.
Le texte estime que cette opération vise à transformer le pays en « dominion américain » et qu’elle représente un avertissement adressé à l’ensemble des peuples : aucune souveraineté nationale ne serait respectée face aux intérêts impérialistes.
Le soutien de plusieurs organisations syndicales internationales
L’appel s’appuie notamment sur un communiqué repris par la centrale syndicale américaine AFL-CIO (États‑Unis) et signé par la Confédération syndicale internationale (CSI) et la Confédération syndicale des Amériques (CSA).
Ces organisations y « condamnent fermement l’agression militaire des États‑Unis et la violation de la souveraineté du Venezuela ». Elles dénoncent « le recours à la force militaire et l’incursion sur le territoire d’une nation souveraine », qualifiés d’ « acte de guerre inacceptable ». Elle rejettent « toute tentative de changement de régime par la force ou par des ingérences étrangères » et exigent « la libération du président Nicolás Maduro et de son épouse, Cilia Flores, ainsi que de tout autre citoyen détenu dans le cadre de cette opération illégale ».
Un appel à la mobilisation du mouvement ouvrier
Les signataires affirment que cette intervention extérieure ne fera qu’accentuer, dans de nombreux pays, la « guerre à l’intérieur » menée par les gouvernements contre les droits sociaux et les libertés démocratiques. Selon eux, la défense du Venezuela s’inscrit dans un combat plus large contre les politiques capitalistes et les atteintes aux droits des travailleurs.
Ils estiment par ailleurs que ni les gouvernements ni les institutions internationales, y compris l’ONU, ne constituent une solution. « La solution ne viendra ni des gouvernements capitalistes ni de l’ONU qui, il y a un mois, a légitimé le honteux « plan de paix » Trump à Gaza. La solution viendra de la mobilisation des
travailleurs et de leurs organisations, des peuples du monde, solidaires du peuple vénézuélien », lit-on dans le texte d’appel.
Vers un front international de solidarité
Le document conclut en appelant à la formation, dans chaque pays comme à l’échelle mondiale, d’un front commun le plus large du mouvement ouvrier en solidarité avec le peuple vénézuélien. Les revendications avancées sont claires :
- arrêt de l’intervention impérialiste,
- retrait des troupes américaines,
- arrêt des bombardements,
- libération de Maduro et de son épouse,
- refus de toute intervention terrestre,
- opposition au « pillage » des ressources naturelles qui appartiennent au peuple du Venezuela
Pour les signataires, seule une mobilisation internationale coordonnée des travailleurs et des peuples peut mettre fin à l’intervention et défendre la souveraineté du Venezuela.
Synthèse Samira Ben Briki

